Le vieil homme et son arbre
Il répétait souvent cette même phrase:
<< Soit proche de la nature et la nature sera proche de toi >>
Ce vieux fou, tous les jours couché contre son arbre, un arbre qu'il avait vu grandir,
un arbre avec lequel il a lui aussi grandit.
Quand il était enfant, il montait toujours dans ses branches, il y avait rêvé, rigolé,
il y a emmené sa futur femme et ses enfants, il y avait dormis et souvent pleuré.
Il parlait de son arbre comme d'un ami et on lui riait au nez.
Le pauvre homme, il ne lui restait plus que lui:
Sa femme l'avait abandonné et ses enfants avait grandies, même son chien avait l'air de le prendre pour un fou...
Mais son arbre, il était toujours là pour l'accueillir et lui garder un petit coin d'ombre...
Puisqu'il avait pris sa retraite et n'avait rien à faire des ses journées, il passait son temps à ramasser les détritus jetés par les jeunes dans les parc publiques.
Pour beaucoup, cet homme était un exemple pour les futurs générations, mais pour d'autres, il n'était bon qu'à être enfermé. Personnes n'écoutaient ses vieilles paroles, il ne parlait plus que pour son arbre, il lui racontait sa journée, ses moments de joie et de peines...
Il aimait imaginer l'avenir des gens qu'il croisait, il leur trouvais a tous des petits surnoms. Ainsi il y avait Mr personne, un homme qui passait devant son arbre sans s'arrêter avec son portable à l'oreille, Adam et Eve, un couple qui passait leur après midi assit sur un banc a s'embrasser sans jamais arrêter de se regarder et de se chuchoter à l'oreille de tendre je t'aime,...
Ce vieil homme était un drôle de personnage. Il était généreux, chaleureux et honnête Il détestait le mensonge, il lui suffisait de regarder une personne dans les yeux pour savoir si se qu'elle disait était vrai ou non
C'est alors qu'un beau jour il croisa dans un des parc qu'il avait l'habitude de nettoyer, une jeune femme d'une immense beauté. Elle l'avait observée toute la journée et enfin elle osa s'approcher. Elle ne dit pas un mot et le vieil homme non plus. Ils leurs suffirent de se regarder tous deux dans les yeux pour comprendre qu'ils étaient pareil. Ainsi ils se donnèrent rendez-vous tous les mercredi dans le même parc où ils s'étaient rencontrés.
Puis un jour, le vieux fou décida de la présenter à son arbre bien aimé. Il l'emmena l'admirer mais avait assez peur de sa réaction. Comment lui faire comprendre que cet arbre était son seul ami depuis qu'il était tous petit?
Finalement il ne fallu rien lui expliquer. Le vieil homme s'était sentit soulagé au moment ou la jeune femme avait posée sa main sur le troc de l'arbre et lui avait dit bonjour.
Elle se mit alors à rire:
<< J'espérais qu'il me réponde, mais je me rend compte alors qu'il ne peut pas >>
L'homme sourit et dit à son tours:
<< Alors imagine >>
Elle ferma les paupières et sourit:
<< Il a une très jolie vois, j'aimerais qu'il puisse chanter >>
L'homme lui prit la main et s'approcha de son oreille pour lui murmurer d'une voie douce et appaisante:
<< Mais il chante déjà. Il te suffit d'écouter le vent qui passe entre ses feuilles et qui les fait danser, les oiseaux qui se posent sur ses branches et qui sifflent des aires qu'eux seuls connaissent, n'écoute plus que sa, ne fait plus attention au reste, ne fait plus attention à moi, ferme les yeux et concentre toi sur ce dont je t'ai parlé...>>
Ils se rejoignirent près de l'arbre tous les mercredi suivant jusqu'au jour ou le vieil homme décéda.
La jeune femme apprit alors la nouvelle et couru jusqu'au cimetière. Elle pleura longtemps avant de lui promettre enfin:
<< Je prendrais soin de votre arbre et de tous les parcs de la ville, je vous le promet, il ne restera pas seul après votre mort. Merci pour tous ces mercredi que vous m'avez fait vivre. Vous vivrez toujours en moi, tant que je ne serais pas morte à mon tour alors vous non plus vous ne le serez pas... Je vous aimes vous savez, je ne vous l'ai jamais dit mais je vous aimes... Vous étiez quelqu'un de bien... je ne vous oublierais pas...jamais...>>
Elle eu du mal a parler mais elle lui avais enfin dit, un peu tard, mais elle lui avait dit...